Le joli temps d’avant

Je vous parle d’un temps où les femmes étaient fleurs jusqu’au bout de leurs pieds nus, où les garçons avaient les cheveux longs. Ils prônaient l’amour, la liberté et la musique. C’était au joli temps d’avant, celui de l’insouciance et de l’insoumission, celui des feux de camps et des guitares. Fi de l’interdit, fi des carcans de la société bien pensante !

Tous rêvaient d’un monde meilleur et le vivaient déjà sans le savoir. Sans doute, jamais ensuite ne revint cette liberté là, détachée des pouvoirs, détachée de l’argent. C’est arrivé comme une révolution mais sans les cris et les baïonnettes.
J’entends encore chanter les feux de camps, Donovan et tous ces porteurs de paix. Je portais de grandes jupes à fleurs et pour faire hurler mon père, je lui chapardais ses pulls militaires que je portais par-dessus. Nous tressions nos cheveux, nous bercions les enfants des unes pendant que les autres dansaient dans les champs.

C’était le joli temps d’avant.

Annie K.Barbier (la voyageuse sur le banc)

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