La mini-jupe

La fameuse mini-jupe

Dans les années 1968, j’avais rigoureusement la même, un peu plus beige mais même coupe, même longueur.

Que dis-je j’en avais deux ! Et je n’étais pas la seule.

Au lycée c’était la déferlante. Nous la portions avec des manteaux très longs, des cache-poussière et des bottes western. A l’époque, nous avions un professeur d’histoire qui ressemblait comme deux gouttes d’eau à Léon Zitrone. Nous n’avions pas intérêt à arriver à ses cours dans cette tenue là. C’était la porte direct !

Donc, les jours où nous avions décidé de nous acheter une conduite, nous nous changions avant de passer la porte. Et quand nous avions la fibre révolutionnaire, nous tentions gaillardement le coup mais nous nous faisions gaillardement virer à chaque fois. Nous étions quelques-unes à en faire un jeu, au grand plaisir des garçons, qui se pâmaient de rire quand nous nous faisions sortir manu militari.

Au lycée, c’était une chose ! Mais à la maison, quand je rentrais comme ça, ça bardait sec. Je ne compte même pas les taloches reçues pour désobéissance notoire, avec ma tête de pioche !

J’en ai revu cette année, ou l’an dernier, dans un magasin ou deux. Je ne suis pas sûre que revienne cette mode là avec tous les détraqués que l’on croise et tous les moralisateurs chrétiens ou crétins, voire pire, qui font du scandale à deux balles entre deux « ite missa est » ou quelques versets coraniques.

De toute façon, le sujet n’est plus là. Je n’ai plus l’âge de jouer les Marie Quant et surtout plus le physique. Bien dommage parce que je m’offrirai bien quelques séances de franche rigolade.

Bon dimanche à tous

Annie K. Barbier

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