Donne-moi des ailes

DONNE MOI DES AILES

Le dernier film de Nicolas Vanier, au service de la mobilisation pour la biodiversité est sorti ce jour 09 octobre.
J’y suis allée, au cinéma Le Méliès à Lamotte-Beuvron. Je m’attendais à la foule mais pas du tout. Dommage c’est mercredi, jour des enfants…et ce film prend des allures de conte de fées, même s’il s’inspire d’une histoire vécue, celle de l’histoire de Christian Moullec. On y retrouve aussi un peu Le Merveilleux Voyage de Nils Holgersson au pays des oies sauvages.

Voler avec des oies sauvages : c’est l’expérience que veut tenter Christian (Paul Rouve, émouvant et inattendu à mille lieues des Tuche) pour protéger des oies naines menacées d’extinction. Parce que leur voie migratoire n’est plus viable, il leur en a imaginé et dessiné une autre et se met en devoir de les y guider pour la première fois, en ULM.

Je vous passe les détails (qui n’en sont pas) pour qu’il arrive enfin à les mettre en confiance afin qu’elles consentent à le suivre.

C ‘est d’ailleurs ce projet fou qui a incité Nicolas Vanier à l’élaboration de ce film.

Christian va trouver en son fils Thomas (Louis Vasquez) , un partenaire de choix pour l’accompagner. Evidemment au tout début on n’y croit pas. Ce gamin, parfaitement brushé et accro à son téléphone et sa tablette … Mais c’est sans compter la sensibilité de l’enfant qui se prend d’amour pour une oie pas comme toutes les autres. La maman Paola (Mélanie Doutey), ex compagne de Christian, toute tendresse comprise pour son fils, va se prendre au jeu et participer à une aventure incroyable dont elle ne veut pas entendre parler au départ.

Les oies ont sans aucun doute été dressées à leur rôle et là, je tire mon chapeau à ceux qui ont réussi cet exploit. Une seule à gérer, on en fait vite ce qu’on veut, je le sais par expérience. Mais une vingtaine de volatiles à encadrer, c’est une autre affaire.

Les paysages sont splendides comme d’habitude et finalement c’est le gamin beau et attachant qui tient le rôle principal.

Après, comme dans tout projet un peu « foldingue », il y a les gentils (ceux qui y croient) et les méchants (qui prennent les premiers pour des loufoques). Là c’est normal, c’est la vie.

Sauf que … Quand ça marche les sceptiques ont tendance à ignorer le phénomène. C’est tellement plus pratique ! Heureusement que les médias interviennent pour rapporter l’exploit !

420 millions d’oiseaux disparus en 30 ans, voilà quand même un phénomène regrettable qui mérite qu’on s’y intéresse.

Sur ce bonne soirée à tous et prenez le temps d’aller voir ce film.

Annie Kubasiak-Barbier

L’image contient peut-être : montagne, ciel, plein air, nature et eau

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