11 Novembre 2019 Eglise-Mémorial de YPRES (Belgique

Le coquelicot, celui qui enchante nos étés en s’invitant dans les champs de blé ou sur les talus calcaires, incarne, dans le langage des fleurs, l’ardeur fragile.

Je suis toujours étonnée par les épousailles de ces deux mots, ardeur et fragilité…

Il est à croire que l’ardeur vient d’abord du coeur et de l’esprit parce que le corps du coquelicot est d’une infinie délicatesse et d’une infinie fragilité.

Peut-être est-ce pour cette raison qu’il a été choisi, dans les pays du Commenwealth, comme symbole fort du souvenir de la Grande Guerre, pour tous ces hommes tombés dans les tranchées, pour tout ce sang versé.

Coquelicots rouge sang qui poussaient sur les tombes des soldats et entre les croix de bois, coquelicots omniprésents à Ypres, commémorant la sanglante bataille et rappelant le cauchemar de tant de soldats se battant pour la Liberté, morts sur cette terre des Flandres.

J’étais là-bas il y a deux jours, et je me suis arrêtée à l’église-mémorial Saint-Georges (Début de la construction 1927, fin des travaux 1929, architecte Reginald Blomfield

Dans ce lieu de culte anglican, de nombreuses plaques de bronze rappellent le sacrifice des soldats. Il y règne une atmosphère de recueillement mais pas que… Paradoxalement, quand on ferme les yeux on y ressent un besoin intense de paix.

Tous ces coquelicots fabriqués artisanalement en feutrine rouge vif, avec au centre un bouton noir ou au tricot, une maille à l’endroit et le coeur à l’envers… donnent à l’édifice une allure particulière, émouvante et pourtant si colorée que la guerre y perd son côté sombre.

C’est un lieu de pèlerinage à La première guerre mondiale qui, malheureusement, n’aura pas servi de leçon à ce monde.

Je vous joins quelques photos. Bonne soirée à tous

Annie Barbier

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