Rendez-vous en terre inconnue avec Estelle Lefébure

« Rendez-vous en terre inconnue »

C’était hier soir, au Kenya, avec la belle Estelle Lefébure qui a rencontré les Samburus, là haut dans les montagnes à 2500 mètres d’altitude, accompagnée de l’animateur Raphaël de Casabianca.

Il leur a fallu deux jours pour rejoindre ce village, dans un paysage époustouflant et tout brodé de végétation.

Ils ont été accueillis par trois femmes exceptionnelles Salehan, Dariah et Ritay, issues de la Communauté des Sambarus.

Elles ont fait le choix de vivre à 2500 m d’altitude pour y trouver du terrain fertile loin des savanes desséchées, y ont ont construit leur maison, installé leur famille. Elles se prêtent aux travaux des champs et vendent leur production au marché Il faut deux jours de marche pour y accéder mais rien ne les rebute, ni le travail, ni la fatigue. Il n’y a pas de médecin là-haut, elles se soignent et soignent leurs enfants avec des plantes médicinales et ont appris, à défaut, à faire confiance à la Providence. Elles s’accommodent de leur sort mais ne sont pas soumises non plus. Elles n’ont jamais connu autre chose. Elles sont souriantes, bijoutées, belles dans leurs robes colorées.

Elles se sont éloignées des hommes, d’ailleurs le village leur est pratiquement interdit, hormis quelques tolérances. Des pères qui viennent voir leurs enfants, les fils de certaines d’entre elles. Mais ce sont presque toujours elles qui décident, en fonction du côté pratique, quels sont ceux qui restent et ceux qui repartent. Même si la plupart d’entre eux ne voient pas d’un très bon oeil cette séparation hommes-femmes parce que leur culture en prend un sérieux coup, et leur fierté aussi, elles s’entêtent et ne leur concèdent pas grand’chose.

Elles évoluent seules, se suffisent à elles-mêmes, ou tout au moins essaient de ne pas dépendre d’eux. Beaucoup d’entre elles ont subi des violences de tous ordres mais elles ont une force inouïe, un sourire indestructible

Elles ont construit de leurs mains et avec les moyens du bord, une maison pour accueillir cette belle jeune femme blanche et toute blonde qui fait un peu peur aux enfants, tant elle est différente. Estelle est juste merveilleuse dans sa façon d’aborder une terre et une culture à mille lieues d’elle. On la sent intéressée par l’histoire de ces femmes et souvent elle est émue aux larmes.

Bien sûr leur sort, surtout vu par nous, n’a rien d’enviable. La façon dont elles sont choisies et mariées à des inconnus souvent, est juste révoltante. Pourtant, elles ne se plaignent. pas. L’épisode où Estelle leur dévoile ses amours est particulièrement drôle et émouvant Quel bel échange que celui de ces femmes qui apprennent à se connaître. J’ai adoré cette émission. Et puis, comme le dit très justement mon amie Laura Saclier qui a merveilleusement résumé cette rencontre, « Tout n’est que rire, là où tout pourrait n’ être que larmes.. »
Merci Laura.

On sent, lorsque Estelle est sur le départ, qu’il s’est passé, entre elles toutes, quelque chose d’incroyablement important. Des deux côtés, il restera une trace indélébile, dans l’univers de l’autre.

Et à chaque fois, je me fais la même réflexion. Qu’on les laisse vivre leur vie parce que finalement on n’a rien d’essentiel à leur apprendre et surtout pas de leçons à donner.
CQFD !

Annie K.Barbier

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