Le déshonneur et la guerre

Le déshonneur et la guerre

Quand quelque chose déplaît, choque, met en rage, finalement l’implacable logique de certains, pour qu’elle tombe dans l’oubli, c’est de ne rien dire, de ne pas commenter, de ne pas conspuer, de ne pas dénoncer, c’est de laisser le poisson se noyer dans l’indifférence générale, souvent glauque. Ainsi le temps qui passe engloutit tout, le meilleur mais souvent le pire et par la-même, tue le souvenir.

Faire l’autruche et inviter les autres à en faire autant pour que meurt étouffée, la bête immonde. Ah oui, mais j’oubliais… « L’enfer c’est les autres », en l’occurrence ceux pas décidés à se laisser submerger par l’eau boueuse, ceux qui ne veulent pas de l’oubli parce que c’est trop facile, ceux qui veulent que chacun sache pourquoi il se bat, pourquoi il refuse de lâcher l’affaire.

C’est ainsi que les seconds empoisonnent les premiers à juste titre. On a beau dire, on a beau faire, l’évolution se fait toujours au prix de la bataille entre deux mondes, celui qui choisit le déshonneur et celui qui choisit la guerre.

Annie Kubasiak-Barbier

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