JULIEN et AMÉLIE

Dédicace à tous ceux et celles qui n’ont pas pris le temps de s’aimer … Il n’est jamais trop tard ..
Bonne soirée à tous

JULIEN et AMÉLIE

C’est un joli petit village dans l’arrière pays niçois avec ses maisons de pierres, ses ruelles étroites, sa petite place bordée de mûriers et des vignes qui grimpent à l’assaut des murs.
Midi sonne au clocher et plombe le village d’un beau soleil provençal. Aux terrasses des petits bistrots s’installent les joueurs de belote. Les autres sont à la pétanque.

Et là, il arrive, grand, mince, bronzé, souriant mais… il n’est pas d’ici

D’un seul coup, silence ! On n’entend plus que les cigales.
Qui est-il ? D’où vient-il ? Où va-t-il ? On se croirait dans un vieux western à l’arrivée du « gringo ». Il ne manque plus que l’harmonica.

Sacrément beau gosse le Julien pour son âge ..Le pas assuré, il sait très bien où il va, lui. Il traverse la place et file dans une des ruelles vers une petite maison bordée d’agapanthes bleues.
Aux tablées, entre deux pastis, les conversations vont bon train. Et puis le soir est tombé. Et Julien est toujours là, chez Amélie.
Amélie c’est l’âme du village, une âme discrète, une délicieuse vieille dame qui marche à pas menus dans ses jolies robes à fleurs. Elle arrose ses parterres le soir, crochète ses dentelles à l’ombre sur un banc de pierre.

Une fois par semaine, elle s’en va. Personne n’a jamais bien su où ni pourquoi. Pendant deux jours, elle disparaît. Toujours le même rituel !

Depuis le jour de l’arrivée de Julien, Amélie n’a plus jamais quitté sa maison. Il est resté là, s’est installé définitivement.
Quelques mois après, les cloches sonnaient à toute volée pour le « mariage du siècle ». Personne ne manquait. Tous les habitants avaient sorti les habits du dimanche. Ce fut le plus beau mariage auquel j’ai assisté. Ils avaient quatre-vingts printemps.

J’ai appris un jour, en retournant en vacances par là, leur belle histoire d’amour contrariée. Et j’en tire la conclusion suivante :
«Il ne faut jamais désespérer».

Annie K. Barbier 
Mémoires d’un coeur funambule

Photo de mon ami Fred Lebigre

2 Comments

  • Garay Rosette 7 août 2017 at 22 h 38 min

    L’amour peut frapper à la porte de n’ importe qui et quelque soit l’ âge . Il n’ y a pas d’âge pour ça .Mais très belle histoire . . . Merci ma douce Annie pour nous le faire partager . Bisous

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    • Annie Kubasiak-barbier 8 août 2017 at 8 h 29 min

      Coucou ma Rosette. Oui certainement et tu en sais quelque chose. Je t’embrasse. A très vite

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