Mon regard sur la Poésie

Mon idée première est de désacraliser la poésie ou de la populariser. Je ne sais pas bien quel terme employer, en tous les cas, la mettre à la portée de chacun avec des mots simples et qui racontent une histoire de la première à la dernière ligne. Un peu de vous, un peu de moi, un peu du monde…

La simplicité dans nombre de formes de langage favorise les rapports humains et, en poesie comme ailleurs, l’important (pour moi en tous les cas), est de rester à la portée et à l’écoute de tout un chacun. Un de mes amis poètes, Jean-Michel Bartnicki , m’a dit hier quelque chose de joli. « Annie, nous sommes des missionnaires ». J’ai adoré son idée et je me fais un plaisir de la partager.

De Maurice Carême à Victor Hugo, sont deux mondes poétiques, parfois aux antipodes. Mais leurs mots simples m’ont toujours touchée.

Maurice Carême Le chat

« Le chat ouvrit les yeux, le soleil y entra. Le chat ferma les yeux, le soleil y resta. Voila pourquoi, le soir, quand le chat se réveille, j’aperçois dans le noir, deux morceaux de soleil »

Victor Hugo Demain dès l’aube

« Demain dès l’aube, à l’heure ou blanchit la campagne, je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends. J’irai par la forêt, j’irai par la montagne, je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps »

Voilà, émanant de l’un comme de l’autre, des mots simples mais tellement parlants, tellement vivants, si faciles à comprendre que l’on ressent immédiatement le bonheur de l’un et le chagrin de l’autre.

La poésie ne doit pas faire peur ou pire, faire fuir. Elle doit rester accessible. Je mets un point d’honneur à cela. Offrir par mes mots, le meilleur de moi-même.

Annie Kubasiak-Barbier

No Comments

Leave a Comment